Other languages : your browser can translate this page — Korean examples stay untouched.
한글

Lire le coréen en une heure

Le hangeul n’est pas une écriture à mémoriser. C’est un alphabet — vingt-quatre lettres — on en voit ici les dix-huit essentielles — dessinées en 1443 d’après la forme de la bouche qui les prononce.
Une bonne nouvelle

Ce ne sont pas des idéogrammes

Le chinois demande des années parce qu’il faut apprendre un signe par mot. Le coréen s’écrit avec un alphabet, et cet alphabet a été inventé, pas hérité : chaque consonne dessine la position de la langue ou des lèvres. est une bouche fermée vue de face. est cette même bouche qui s’ouvre.

Ce qui prend du temps en coréen, ce n’est jamais la lecture. C’est la grammaire et les niveaux de politesse. L’alphabet, lui, se règle en une séance — et à partir de là vous pouvez lire un menu, un panneau, un nom.
Les voyelles

Huit voyelles à connaître

Un trait vertical ou horizontal, et un petit trait qui indique de quel côté la bouche s’ouvre. Les cases bordées de rouge n’ont pas d’équivalent en français — ce sont celles à travailler.

a
comme dans chat
eo
entre peur et port, lèvres non arrondies
o
comme dans eau
u
comme dans ou
eu
aucun équivalent français — un « ou » lèvres étirées
i
comme dans si
ae
comme dans mère
e
comme dans été
et sont le premier piège du francophone. arrondit les lèvres comme dans « eau ». ne les arrondit pas du tout. Si vous arrondissez les deux, 없어요 (il n’y en a pas) devient incompréhensible.
Les consonnes

La bouche, dessinée

Dix consonnes de base suffisent pour commencer. Le son donné ici est celui de l’initiale — plusieurs changent en finale, on y vient plus bas.

g / k
la langue qui touche le palais
n
la langue derrière les dents
d / t
avec un trait de plus
r / l
entre le r espagnol et le l
m
la bouche fermée, vue de face
b / p
qui s’ouvre
s
la dent
— / ng
muet à l’initiale, ng en finale
dj
avec un toit
h
le souffle — aspiré, contrairement au français
La syllabe

On empile, on ne met pas à la suite

Une syllabe coréenne s’écrit dans un carré. La consonne d’abord, la voyelle ensuite — à droite si son trait est vertical, en dessous s’il est horizontal. Une éventuelle consonne finale se pose au sol.

g
+
a
=
ga
+
m
=
gam · le kaki
La voyelle a un trait horizontal, elle passe donc sous la consonne : + = . C’est la seule règle de mise en page.
Piège n° 1 — le vrai

Trois consonnes là où le français en a deux

Le français oppose sourde et sonore : p / b, t / d, k / g. Le coréen n’utilise pas cette opposition. Il en utilise une autre, que le français n’a pas du tout : l’aspiration et la tension. Trois séries, donc, et un francophone les entend d’abord comme un seul son.

dalla lune
talle masque
ttalla fille (de ses parents)
bulle feu
pull’herbe
ppulla corne
salla chair
ssalle riz (cru)
Comment s’entraîner. Une feuille de papier devant la bouche. Sur la série aspirée (, ) elle doit bouger nettement. Sur la série simple (, ) à peine. Sur la série tendue (, ) pas du tout — la gorge se serre, le souffle ne sort pas. C’est le seul point de cette page qui demande des semaines, et c’est celui que presque personne ne signale aux francophones.
Piège n° 2

Le 받침 : la consonne qui tombe au sol

Le français ne prononce presque jamais ses consonnes finales. Le coréen les prononce toujours — mais sans les faire exploser. Dans (le riz cuit), le final se pose : les lèvres se ferment et s’arrêtent là. Pas de « be » après.

Sept sons finaux seulement, quelle que soit la lettre écrite. , , , , finissent tous en [t] arrêté. C’est une simplification, pas une difficulté de plus.
Et ceci, vous savez déjà le faire

L’enchaînement

Quand une syllabe finit par une consonne et que la suivante commence par une voyelle, la consonne change de syllabe. Elle est écrite à gauche et prononcée à droite.

한국어han-gug-eo[han-gu-geo]la langue coréenne
옷이os-i[o-si]le vêtement (sujet)
음악eum-ag[eu-mak]la musique
한국어를han-gug-eo-reul[han-gu-geo-reul]la langue coréenne (COD)
한국인han-gug-in[han-gu-gin]un Coréen
C’est exactement l’enchaînement français : une amie s’écrit en deux mots et se dit [u-na-mi]. Vous le faites depuis toujours sans y penser. Le coréen applique la même règle, à ceci près que la règle y est bien plus régulière — ce qui est plus simple que le français, où la liaison est tantôt obligatoire, tantôt interdite.
Pour commencer

Huit phrases qui servent tout de suite

안녕하세요annyeonghaseyobonjour
감사합니다gamsahamnidamerci
neoui
아니요aniyonon
죄송합니다joesonghamnidapardon
얼마예요 ?eolmayeyocombien ça coûte ?
맛있어요masisseoyoc’est bon
천천히요cheoncheonhiyoplus lentement, s’il vous plaît